Études qualitatives et quantitatives

L’approche quantitative

Déploiement d’un questionnaire sur la perception du travail, de l’organisation, de la santé et de la sécurité auprès de l’ensemble des salariés. Ce questionnaire reprend toutes les dimensions du vécu au travail pouvant conduire à des facteurs de stress ou de bien-être (moyens, exigence, latitude, reconnaissances, perspectives, communication, soutien, pénibilité, santé). Il reprend les grands principes du modèle de Karasek. Il est administré à distance par mail ou par une distribution papier de façon totalement sécurisée et anonyme.
Il inclut des questions spécifiques à l’entreprise. Il prend en compte les variabilités entre les sites, les métiers et les catégories socioprofessionnelles. Il comprend des questions ouvertes pour permettre à la totalité des collaborateurs d’exprimer a minima leur point de vue de manière confidentielle.

L’ensemble des questionnaires est analysé. Les réponses aux différentes échelles de perceptions peuvent être comparées entre les groupes, les sites et à d’autres organisations grâce à nos bases de données ou aux bases de données utilisant les mêmes échelles que notre questionnaire.

L’analyse des résultats permet d’obtenir des indicateurs chiffrés des risques psychosociaux et de la pénibilité au travail. C’est l’occasion pour tous les salariés d’exprimer leurs opinions et de mobiliser tout un chacun sur une démarche de diagnostic.

L’approche qualitative

L’étude qualitative repose sur une série d’observations : entretiens, individuels et collectifs, et observations en situation de travail.

Observation par entretiens

L’approche par entretiens individuels ou collectifs, permet de déterminer les relations de cause à effet au plus proche des situations de travail vécues et de leur évolution. L’entretien est semi-directif, c’est-à-dire que le salarié décide lui-même de ce qui est important à dire sans influence de l’intervieweur. Ce dernier peut cependant relancer l’échange sur les déterminants du travail, des points d’intérêt précis.

Les entretiens individuels permettent de mettre des mots sur la qualité des relations, les reconnaissances, le travail prescrit, le travail réel, les moyens alloués… grâce à cela, un point de vue sincère sans influence ni crainte d’être jugés par les collègues peut être obtenu.

Les entretiens collectifs ou focus groupes menés auprès de groupes de 4 à 8 personnes d’une même fonction ou d’un même niveau hiérarchique permettent sur une durée d’une heure à une heure trente d’échanger et de recueillir les ressentis convergents et divergents.

Les propos échangés lors des entretiens sont pris en notes exhaustives et sont repris sous forme de verbatim anonymes dans le rapport et les restitutions.

Observation en situation de travail

La méthodologie déployée est fonction du niveau de détails souhaités (tâches, activités, ensemble de tâches) et de l’appréhension globale du travail (aspects occupationnels et matériels, humains et organisationnels) d’un poste, d’un service. En fonction des objectifs, nous mobilisons des méthodes d’observation et de relevés de données factuelles permettant d’objectiver le travail à partir de grilles d’observation, de vidéos, de photos, de documents de travail (temps passé, déplacement, gestes, poids porté, postures, interaction entre collègue, communications…). Ces observations peuvent se faire en poste fixe (méthode dite du «lampadaire») ou en suivi de salarié tout au long du processus de travail pouvant l’amener à se déplacer d’une tâche à l’autre sur un espace plus important (méthode dite en «lampe torche»). Nous pouvons être amené à rester observateur passif (observation de réunion) ou à échanger de manière informelle avec les salariés. Les données observées ne sont pas communiquées. Seul le rapport et les supports de présentation orale sont transmis.